La Déclaration de Concordia (français)

La Déclaration de Concordia pour la qualité et l’accessibilité de l’enseignement supérieur

Pour endosser cette lettre, il suffit d’écrire votre nom et votre poste dans le champ ci-dessous, ainsi que les commentaires et/ou mots de soutien que vous pourriez avoir. Les appuis ne seront rendus publics qu’après 50 signatures. Nous vous remercions!

Nous, soussignés, sommes membres du corps professoral de l’Université Concordia, assistants de recherche et d’enseignement, et autres travailleurs universitaires.

Le gouvernement provincial a annoncé une augmentation sans précédent des frais de scolarité, 1625 $ au cours des cinq prochaines années. Si cette augmentation passe, les étudiants de l’année scolaire 2016-2017 devront payer 127% de plus que les étudiants dix ans avant eux.

Le gouvernement lui-même admet que des 850 millions de dollars supplémentaires générés par le Plan de financement des universités québécoises, moins d’un tiers servira à l’enseignement, l’apprentissage ou à la recherche dans les universités québécoises. Historiquement, nous savons que les augmentations des frais de scolarité au Québec n’ont jamais été utilisées pour améliorer les conditions de travail, les salaires, ou pour fournir des ressources accrues dans les laboratoires ou les salles de classe. Au contraire, l’augmentation est tout simplement une tentative pour déplacer le fardeau financier du gouvernement sur le dos de chacun des étudiants. Cette augmentation des frais de scolarité sera utilisée pour rembourser les déficits et élargir la bureaucratie à la fois à Québec et dans nos universités.

Nous croyons que cette augmentation est à la fois injuste et injustifiable. Plus que tout, nous apprécions profondément le privilège et le défi de travailler avec des étudiants provenant de divers horizons économiques, culturels et sociaux. Étant donné le contexte de réduction du financement personnel des étudiants, l’augmentation des frais de scolarité des cinq dernières années et la désuétude du système d’aide financière aux études, il est statistiquement clair que cette augmentation des frais de scolarité fermera la porte des études universitaires à des étudiants académiquement aptes aux études, soit à l’entrée ou en les dissuadant de poursuivre leurs études.

Nous croyons que l’excellence académique dans l’enseignement et la recherche commence par réaffirmer l’accessibilité financière des études universitaires, à laquelle cette augmentation est un obstacle évident. Cette augmentation des frais de scolarité n’est pas une solution au sous-financement des établissements d’enseignement universitaire, la mauvaise gestion des fonds publics, ou la compétitivité entre les institutions québécoises.

Nous sommes conscients que les étudiants de Concordia, tant dans les départements et facultés, et en assemblée générale le 7 Mars prochain pour l’ensemble du corps étudiant, vont voter à savoir s’ils veulent aller en grève avec des centaines de milliers d’étudiants de partout au Québec contre la hausse des frais de scolarité. Les grèves étudiantes ont toujours été des outils efficaces pour lutter contre des coupes à l’aide financière et des augmentations du coût d’un diplôme dans cette province et il semble inévitable que cela sera considéré comme une fois de plus par les étudiants en 2012.

Bien que nous soyons liés par contrat à continuer à travailler tout au long de la durée d’une grève des étudiants, nous nous engageons personnellement à ce qui suit:

Nous allons tenter d’accommoder par tous les moyens à notre disposition tous les étudiants qui prendront la décision de ne pas assister aux cours ou de participer à des travaux universitaires au cours d’une grève (par exemple, certains professeurs peuvent modifier la pondération des travaux notés, créer des dispositions pour les changements de dates d’échéance, et ainsi de suite);

Que nous informerons les étudiants avec lesquels nous travaillons et les classes auxquelles nous enseignons que nous avons signé cette déclaration et engagerons le dialogue avec nos étudiants sur les mesures d’adaptation possibles lorsque appropriée;

Que nous soulèverons cette question avec nos pairs et partagerons cette déclaration avec ceux qui nous entourent dans la communauté universitaire.

En outre, nous appelons les sénateurs de l’Université à examiner la question de l’octroi d’une amnistie académique formelle pour tous les étudiants qui sont membres d’associations qui ont voté pour la grève.


Avec de grands espoirs pour l’avenir,

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